Ensemble constitué par un motoneurone (MN) de la moelle spinale
Fibre nerveuse motrice qui en part
Toutes les fibres musculaires (FM) que le MN innerve
1. Définition
Unité anatomique: Les fibres musculaires sont reliées entre elles par la connexion neuronale
Impossible d'activer une FM de façon isolée
Toutes les FM de l’UM innervée par le MN se contractent en même temps
Unité fonctionnelle: On ne peut accéder au muscle que par l’intermédiaire d’un MN
2. Fonctionnement
Force mécanique faible
Grande précision des mouvements

Précision: Musc les aux mouvements fins (oculomoteurs) ont un faible nombre de FM par UM (10 à 20 FM)

Activation d’un MN développe la force de 1000 à 2000 FM
Mouvements puissants, peu graduables

Force: Muscles des membres inférieurs (quadriceps) ont un nombre élevé de FM par UM (1000 à 2000 FM)

3. Importance de la taille des UM
A. Unités motrices
Ensemble des muscles innervés par une racine motrice (segment médullaire)
Innervation pluri-radiculaire: Un muscle est innervé par un seul nerf mais par plusieurs racines
Étalé sur plusieurs étages de la moelle
Noyau moteur: Ensemble des alpha-motoneurones qui innervent un muscle donné
1. Myotome
Rassemblent des fibres d’origines segmentaires (médullaires) différentes, venues de plusieurs étages pour constituer les nerfs.
2. Rôle des plexus
Conditionnent le territoire des troubles moteurs
Perte des fibres nerveuses d'un muscle entraîne une faiblesse et une amyotrophie
Ex : section du nerf musculo-cutané entraîne une faiblesse/paralysie du biceps
3. Importance des myotomes en pathologie
Section du nerf entraîne une paralysie complète et une atrophie
Section d’une seule racine ne cause pas forcément une faiblesse/amyotrophie complète
Muscles à cheval sur deux myotomes (innervation bi-radiculaire) sont de mauvais indicateurs des racines lésées

Muscle innervé par plusieurs racines:

Muscles “marqueurs” de cette racine
Ex : deltoïde et infra-épineux dépendent presque complètement de la racine C5
Utilisé en électromyographie pour déterminer si on a une atteinte d’un tronc nerveux ou d’une racine

Muscles qui reçoivent une innervation prédominante d’une racine:

4. Diagnostic différentiel nerf/racine
B. Myotomes, noyaux moteurs
Origine: Cortex moteur primaire (50%), cortex prémoteur (30%), pariétale ascendante (20%)
Trajet: Décussation au niveau du bulbe, descend dans la colonne latérale de la moelle
Fonctionnement: Connexion mono synaptique excitatrice avec le motoneurone spinal
Rôle: Contrôle de la motricité fine distale et des muscles proximaux des membres
Importance: Motricité volontaire, fine et distale, action sur l’alphamotoneurone
1. Voie pyramidale (cortico-spinale latérale)
Origine: Noyaux du TC (réticulée, vestibulaires, tecto-spinales)
Trajet: Descente sur les MN par la voie antérieure de la moelle
Fonctionnement: Connexion mono ou polysynaptique via les interneurones relais des circuits réflexes
Rôle: Facilitation de base des MN, conditionne l’action des neurones cortico-spinaux, contrôle de la motricité proximale et axiale du tronc, équilibre et posture
2. Voies extrapyramidales (système ventromédian)
¼ des fibres de la voie corticospinale, ne croisent pas
Issue des aires 4 et 6
Faisceau antérieur homolatéral de la moelle
Contrôle bilatéral des muscles paravertébraux du tronc et du cou
Connexions monosynaptiques avec les MNs
Se projette aussi sur le système ventro-médian (extrapyramidal) du tronc cérébral

Voie cortico-spinale ventrale directe (pyramidale):

Issue de l’aire 4
Descente homolatérale dans le tronc cérébral
Innerve les MNs des nerfs crâniens (occulomoteurs et V, VII, IX, X, XI, XII)
Connexions monosynaptiques avec les MNs
Contrôle bilatéral des noyaux moteurs, sauf le VII inférieur : projections controlatérales uniquement

Voie cortico-bulbaire:

3. Autres voies motrices issues du cortex
C. Voies motrices descendantes
I. Organisation périphérique et médullaire
Aire 4, gyrus précentral (en avant de la scissure principale)
Organisation somatotopique en symétrie de l’aire somesthésique primaire
Étalée en colonnes parallèles, perpendiculaires à la surface du cortex (0,5 à 1 mm de diamètre, 50 000 à 100 000 NR par colonne)
1. Aire motrice primaire (M1)
Unité anatomique: Une colonne commande un certain nombre d’UM
Unité fonctionnelle: Une colonne active un groupe d’alphaMN (d’unités motrices) d’un muscle ou de quelques muscles synergiques
Ex: fléchir le coude
2. Fonctionnement des colonnes
Conservation des voisinages
Schéma moteur corporel correspond à celui vu sur le plan sensitif
Phénomène d’agrandissement fonctionnel: Représentation d’un muscle proportionnelle à la finesse/précision des mouvements
Muscles fins des doigts (petite UM) sont surreprésentés
Muscles des jambes (grande UM) ont une faible surface allouée
3. Représentation des muscles
Plus on utilise un territoire corporel, plus les colonnes qui lui sont dédiées vont grandir
Ex : apprentissage du violon augmente la zone allouée aux doigts
4. Plasticité du cortex moteur
A. Somatotopie
Contraction d’un muscle controlatéral lors de stimulation électrique très faible et localisée
Permet l’établissement de la carte motrice
1. Stimulation électrique
Épilepsie partielle continue, contraction de l’ensemble de l’hémicorps controlatéral
2. Crises d’épilepsie localisées
Parésie: perte du contrôle volontaire fin des muscles controlatéraux
Pas de paralysie complète : les muscles peuvent se contracter au sein d’une motricité globale, peu fine et peu complète
3. Lésion de l’aire 4 ou de la voie corticospinale
Motricité fine consciente
Contraction volontaire et très sélective d'un muscle ou d’une unité motrice
S'appuie sur une motricité plus globale assurée par les noyaux du TC, le cortex prémoteur et les noyaux gris centraux
4. Rôle de l’aire 4
B. Rôle fonctionnel de l’aire MI
Stimulation magnétique transcrânienne et enregistrement de la réponse d’un muscle sur le membre controlatéral
1. Technique d’exploration non invasive de la voie cortico-spinale
Champ magnétique se transforme en champ électrique, activant le cortex moteur
Réponse au niveau des muscles controlatéraux
2. Principe
Stimulation d’un nerf périphérique, puis des racines, puis du cortex moteur controlatéral
Mesure de la latence et de l’amplitude des réponses motrices : temps de conduction total (TCT), temps de conduction périphérique (TCP)
Calcul des temps de conduction central (TCC)
3. Pratique
Augmentation de latence, réduction d’amplitude ou disparition des réponses
Exploration des voies motrices centrales
Utile en cas de SLA, SEP, compression médullaire
4. Pathologie
C. Potentiels évoqués moteurs (PEM)
II. Organisation du cortex moteur primaire
Aire 6
Planification des mouvements volontaires, spécification des caractéristiques de l’action, mise en jeu visible par imagerie fonctionnelle
Stimulation permet les mouvements coordonnés complexes
1. Aire motrice supplémentaire (AMS) et cortex prémoteur
Contrôle de la motricité fine distale via le faisceau cortico-spina l
2. Rôle de l’AMS
Influence la musculature proximale via le système rétro-médian
3. Rôle du cortex prémoteur
Se projette sur l’aire 6
Mécanismes nécessaires à la prise de décision sur les actions à réaliser et à l’anticipation des conséquences
En lien avec le cortex pariétal postérieur (aire 5 et 7 : représentation du corps) et les noyaux gris centraux
4. Cortex préfrontal
Difficulté à planifier/organiser un mouvement et anticiper ses conséquences
Désinhibition du patient
5. Syndrome frontal
A. Cortex prémoteur et cortex préfrontal
Ensemble de noyaux profonds qui permettent d’initier le mouvement
Dysfonctionnement entraîne la perte de mouvement (ex : Parkinson, akinésie)
1. Définition
Striatum (noyau caudé + putamen)
Globus pallidus
Noyau sous-thalamique
Substance noire compacte (SNc)
Substance noire réticulée (SNr)
2. Structures
Boucle motrice : cortex préfrontal - striatum - Gpi/SNR - noyau VL du thalamus - AMS
Désinhibition du VL (inhibition d’une inhibition)
VL active l’AMS, déclenchant le mouvement
Voie directe: Cortex frontal active le striatum qui inhibe le globus pallidus
Globus pallidus externe inhibe le noyau sous-thalamique qui active le globus pallidus interne
Globus pallidus interne inhibe le VL du thalamus
Inhibition de l’AMS, inhibant le mouvement
Voie indirecte: Cortex frontal active le striatum qui active le globus pallidus externe
3. Fonctionnement du circuit des ganglions de la base
Contient les neurones dopaminergiques
Module l’information entrante dans le striatum
4. Rôle de la substance noire compacte (SNc)
AMS est excitée de manière tonique par le VL du thalamus (risque d’hyperkinésie)
GPi/SNR exerce l’inhibition tonique du noyau du VL du thalamus, AMS inactive
5. Au repos
Décision de mouvement : cortex préfrontal active le striatum, inhibe le globus pallidus (inhibiteur)
Désinhibition du VL
VL active l’AMS, déclenchant le mouvement
6. Rôle du striatum/putamen
Effet activateur sur la boucle motrice de la voie directe
Augmente les effets de l’activation du striatum par le cortex frontal
7. Rôle de la dopamine
Dégénérescence de la voie nigro-striatale dopaminergique
Désinhibition du globus pallidus
Inhibition du VL, akinésie et rigidité
Maladie de Parkinson: Perte progressive des neurones dopaminergiques de la substance noire
8. Application en pathologie
B. Noyaux gris centraux = ganglions de la base
Contrôle de la précision et de la coordination des mouvements
Ne permet pas de les déclencher
Lésion : syndrome cérébelleux (ataxie, dysmétrie, hypotonie)
1. Rôle du cervelet

Vestibulo-cervelet : informations provenant du vestibule

Partie médiane (vermis et partie médiane des hémisphères)
Informations provenant de la moelle épinière via les faisceaux spino-cérébelleux (somatotopie)
Traitement des informations proprioceptives en temps réel
Sorties cérébelleuses via les noyaux profonds cérébelleux (fastigial et emboliforme)
Projection vers les voies réticulo-spinales, rubro-spinales, vestibulo-spinales et cortico-spinales
Rôle : tonus musculaire, équilibre, posture, correction du mouvement fait et paramètres cinétiques du mouvement

Spino-cervelet : informations provenant de la moelle épinière

En connexion uniquement avec le cortex, et non pas avec la moelle épinière
Projections massives du cortex frontal vers les hémisphères cérébelleux via un relais dans les noyaux du pont
Projections en retour des hémisphères cérébelleux vers le cortex moteur via le noyau ventrolatéral (VLc) du thalamus
Rôle : contrôle/correction de la commande, programmation du mouvement

Cérébro-cervelet : Hémisphères cérébelleux (partie latérale)

2. Organisation du cervelet
C. Cervelet
III. Place des autres centres cérébelleux
Motricité - Troubles moteurs
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